Ces amis-là

Un jour, j’étais une petite fille d’Abitibi qui vivait sa routine habituelle. La fille qui avait peu d’amis, mais qui connaissait bien les siens. La même gang depuis des années. Des amis que je savais déjà que j’aurais pour la vie. Je n’avais jamais vraiment eu à me poser de question. Je n’avais jamais non plus eu à me faire de nouveaux amis.  

Et un beau jour cette petite fille timide là à décider qu’elle devait vivre autre chose, pousser plus loin ses limites. C’est alors qu’elle est partie dans une autre ville, seule, face à l’inconnu. Le seul but que j’avais, c’était de réussir mes cours pour mieux revenir à la maison par la suite. Mais au final, ce n’est pas tout à fait ça qui s’est passé.

Je suis partie dans une autre ville loin de chez moi pour aller obtenir un diplôme et finalement ce n’est même pas encore terminée que j’en ressors déjà avec quelque chose de beaucoup plus précieux encore : ces amis-là.

Moi qui me faisais à croire que c’était possible de ne m’attacher à personne… beau gros mensonge.

C’est impossible de ne pas aimer ces personnes qui ont appris à me connaître à partir de zéro. Ces personnes qui ont eu la patience de me laisser sortir de ma coquille. Ces personnes qui ont vu en moi qui j’étais vraiment avant même que je me laisse aller à leur montrer. Ces personnes qui m’ont prouvé que je pouvais compter sur elles. Ces personnes pour qui j’ai aussi envie d’être présente.

Au début, ce qui nous rassemblait c’était l’école : des cours et des partys que nous avions tous en commun. On s’entendait bien, on avait du plaisir, on commençait à se rapprocher lentement pas vite, on était des amis de l’uni.

Mais avec le temps, les amis de l’uni sont devenus pas mal plus que ça. Il y a des gens qui ne sont que de passage dans nos vies, mais ce n’est pas le cas de ces amis-là. Bien que nous serons tous loin les uns des autres d’ici peu de temps, je sais que nous resterons en contact et qu’on continuera de s’envoyer les pires niaiseries du monde. Quand on aura le temps, on parcourra une bonne partie du Québec pour se retrouver et revivre des moments comme il n’en existe pas d’autres.

Dans le fond je ne pourrai jamais oublier ces amis-là et tout ce qu’on a vécu ensemble. Je ris juste à penser à nos soupers à l’appart, nos repas de pauvre au bureau de poste, toutes les parties de cours qu’on a manqué juste pour aller déjeuner, les soirées de grosses vaches sur le divan, les affaires les plus dégueulasses qu’on s’envoie tout le temps, les beaux petits surnoms qu’on se donne, les ostis de mercredi à Chasse-Galerie, nos brosses de malades, nos soirées dans les bars, nos jeux d’alcools qui finissent juste jamais, les petits plombs bien relaxe, LA soirée au 281, nos faces de lendemain de veille dans les cours… Il y a juste trop de bons souvenirs pour les énumérer.

Je suis arrivée seule, avec une seule idée en tête, en finir avec l’école et retourner chez moi. J’avais comme projet de vivre seule, et je me suis retrouvée avec une coloc qui est alors devenue une des meilleures amies que je pouvais avoir. Les deux personnalités les plus opposées que tu pourras trouver, mais au final on ne pouvait pas mieux tomber. Finalement je repars avec la tête pleine de souvenirs et le cœur plein d’amour pour ces personnes que j’ai rencontré au cours de mon expérience.

La seule chose que je peux dire c’est que c’est la meilleure décision que j’ai prise de venir à Trois-Rivières parce que ça m’a permis de rencontrer ces amis-là.






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